11. L’ÉGLISE

      Elle semble dater de la fin du XIIème siècle et porte les traces des transformations aux époques ultérieures. Nous allons en faire le tour en partant du porche, côté ouest, puis côté nord, puis l’arrière du chœur, à l’est, enfin au sud.
 
      Au départ, elle correspondait à la nef seule, avec 5 voûtes en croisées d’ogives. Et le clocher était à droite du porche, côté sud. Le porche était plus bas. Il servait de « caquetoire » : c’est là que se réunissait le conseil de « Fabrique » (conseil paroissial) le dimanche de Quasimodo. Il est clos désormais, sa partie droite ayant servi pour abriter le corbillard. 
 
      Depuis la rue, on remarque l’ancienne ouverture dans le porche, puis les deux grandes fenêtres, les plus anciennes. A gauche, le bas côté construit au XVIème siècle correspondant à la chapelle de la vierge; enfin la chapelle seigneuriale, datant du XVIIIème siècle, avec sa petite porte d’accès, aujourd’hui murée (c’est actuellement la sacristie).
 
           A l’est, on remarque en haut du pignon la petite fenêtre à meneau. Au dessous, une salle à l’arrière de l’autel, dont les vitraux ont été refaits dans les années 60 par l’abbé Simonnet et les jeunes. Cette salle, chauffée, sert pour la messe l’hiver. Dans le coin gauche, un petit poste de construction récente était destiné à abriter les chemineaux de passage.
 
       Au sud, le bas-côté du XVIème siècle, en partie remanié puisque les ouvertures ne sont pas identiques. On peut apercevoir sur les 3 grandes fenêtres des traces de litre (bandeau noir comportant les armoiries du seigneur, peint lors de son décès: Bolé ou Béranger?). 
 
      On remarque tout à gauche la tourelle de l’escalier menant à l’ancien clocher, déplacé au XVIème siècle au dessus du porche, dont la toiture était en bois. Un incendie, en 1854, obligea la commune à le remplacer par des tuiles puis des ardoises.